Pixel4Scrum, un Lego4Scrum sans Lego et 100% numérique

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La crise sanitaire mondiale a changé nos habitudes. Nous avions l’habitude de nous retrouver tous ensemble, nous devons désormais garder nos distances. Nous autres, formateurs, avions l’habitude de rencontrer “de visu” les personnes que nous formions, de pouvoir partager avec elles des moments interactifs, des ateliers et des jeux comme Lego4Scrum. Il a fallu nous adapter afin que cela reste d’actualité.

Un jeu plutôt connu dans le monde de l’agilité est le Lego4Scrum. Vous trouverez de nombreuses explications à ce sujet sur le site dédié à cet atelier. L’objectif : construire une ville en Lego selon une approche empirique, itérative, en l’occurrence selon les règles du framework Scrum. Et donc, généralement, découvrir ce qu’est Scrum et quel en est le fonctionnement. Le tout, en passant un bon moment, car c’est amusant !

Il peut se jouer avec une ou plusieurs équipes et jusqu’à plusieurs dizaines de personnes. Orientées vers un objectif commun (les équipes collaborent, elles ne se concurrencent pas), et au fur à mesure que les équipes construisent, elles utilisent les feedbacks de la personne qui a exprimé ses besoins pour s’adapter.

Comment jouer au Lego4Scrum sans Lego…

… et sans contact humain ? C’est la question qui s’est posée dès le début du premier confinement. Nous avons donc fait le choix de rendre le plateau de jeu numérique. Le concept de construction de ville en équipes selon une approche Scrum reste d’actualité : ce sont les outils qui changent.

Le Pixel4Scrum part de cette intention. Il permet de découvrir, en deux à trois heures, le mode de fonctionnement Scrum dans un exercice pratique grandeur nature. Le tout, en utilisant une zone de travail partagée (Google Sheets en l’occurrence, avec les petites cases qui font office de pixels à colorier) plutôt que des feuilles de paperboard et des Lego.

Il n’y a pas d’autre outil à utiliser pour une partie. Vous n’avez pas de compte à créer sur une quelconque plateforme, pas besoin de jongler entre différents outils. Presque tout le monde dans les publics que j’ai vus participer à ce jeu avait déjà utilisé Excel, pour faire tout et son contraire (mon collègue Damien vous en parlera mieux que moi ici). On essaie de faire en sorte que la prise en main soit aussi rapide que possible, pour se concentrer sur l’essentiel : comprendre une démarche empirique, en l’occurrence Scrum.

J’ai envie d’animer un Pixel4Scrum, comment ça se passe ?

Le plateau de jeu et les instructions détaillées pour animer une partie sont disponibles sur un répertoire Google Drive en lecture seule (pour éviter les modifications involontaires). Vous pouvez dupliquer cela dans un répertoire Google Drive de votre choix et le modifier à votre guise.

Le jeu est mis à disposition de toutes les personnes qui souhaitent l’utiliser ou le modifier, même dans le cadre d’une utilisation commerciale (équivalent licence Creative Commons CC BY 4.0). Il est très probable qu’il évolue dans le futur, en fonction des feedbacks que nous recevrons et que nous vous invitons, dans le même esprit, à partager avec le plus grand nombre.

Si vous souhaitez animer une partie, je vous conseille de lire le document complet qui explique les rôles, ce qui est attendu de chaque participant.e, les leçons à retirer de l’exercice… avant de vous lancer.

Vous trouverez aussi à cet emplacement, sur le blog de l’association Agile Montpellier, l’enregistrement d’un Meetup dans lequel nous avons joué à ce jeu (environ une vingtaine de personnes).

Si vous souhaitez participer en tant que joueur.se pour découvrir Scrum, c’est un jeu qui devient vraiment intéressant à partir de 4 joueurs (hors animateur), donc je vous conseille de former un groupe pour commencer, et éventuellement de nous contacter si vous souhaitez animer ce jeu dans votre contexte. Essayez, dans ce cas, de ne pas lire le document que je mentionne ci-dessus, afin de garder un minimum d’effet de surprise le jour J !

Contactez-nous !

Chez SmartView, nous animons ce jeu dans les sessions de formation “Agilité, comprendre la démarche” (sur trois jours) qui correspondent au premier niveau d’acculturation à ce qu’est l’agilité et aux différentes façons de fonctionner dans l’objectif de devenir plus agiles. Et c’est toujours un bon moment partagé entre les joueurs et nous !

Comme précisé au-dessus, nous pouvons également l’animer dans des sessions dédiées (ex : séminaires d’entreprise).

Nous espérons vous voir très bientôt pour partager ce moment avec vous !

Mettre en avant les valeurs de l’agilité

c'est quoi l'agilité ?

J’aimerais croire à un futur dans lequel les personnes vont plus s’attarder sur les valeurs, sur l’état d’esprit qui est nécessaire pour aller vers l’agilité plutôt que sur quelque chose de très froid et presque politisé.

Elie Théocari

C’est quoi l’agilité ?

c'est quoi l'agilité ?

C’est un sujet très vaste. L’agilité, c’est la capacité à s’ajuster, à changer, à pouvoir répondre aux changements de la société en général et également aux attentes des personnes pour lesquelles on construit les produits. Dans le cadre du développement logiciel, l’agilité c’est d’abord un mouvement qui met l’accent sur cela. Ce mouvement incite à construire un produit avec des livraisons régulières et de la valeur. Il est important de livrer un maximum de valeur et de qualité à nos utilisateurs. Il est tout aussi important de les mettre au centre de ce qu’on construit. Et de le faire avec des individus qui sont passionnés, motivés, et contents de faire ce qu’ils font. Donc l’agilité c’est d’abord un mouvement, un état d’esprit. Cela a ensuite été décliné en un certain nombre de principes et de méthodes.

Si vous ne savez pas ce qu’est l’agilité, c’est d’abord les individus et les interactions plus que les processus et les outils. C’est l’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan. C’est la collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle. Et enfin, c’est un logiciel opérationnel plus qu’une documentation exhaustive. C’est ce qu’on appelle le manifeste agile, les 4 valeurs de l’agilité, qui animent aujourd’hui ce qu’on retrouve derrière l’agilité. 

Aujourd’hui il y a déjà des personnes, des organisations qui sont moins agiles mais qui tendent à l’être de plus en plus. Il y en d’autres qui le sont également mais qui n’avaient pas forcément mis un mot derrière ça.

Existe-t-il plusieurs agilités ?

En termes de valeurs et d’état d’esprit, je ne pense pas. Je pense qu’il y un certain nombre de concepts forts derrière l’agilité. C’est également le respect des personnes, que ce soit les utilisateurs ou les personnes qui construisent le produit. On parle également du fait de construire quelque chose de façon itérative, incrémentale sur une base régulière. Cet état d’esprit, il faut qu’il soit présent.

Ce n’est pas uniquement le fait d’avoir des sprints ou d’accrocher des post-its sur un mur qui va nous l’apporter. Aujourd’hui, on entend beaucoup parler d’agilité. On a l’impression que c’est un peu une mode, presqu’un argument politique, de dire : « nous, on est agiles, donc on est meilleurs ». Comme aujourd’hui il y a beaucoup d’entreprises qui disent, « nous on cherche un DevOps ». Ce sont en fait des termes qui sont beaucoup plus larges que ce pourquoi ils sont utilisés à ce jour. 

Le projet SmartView, mesure de l’agilité ?

projet smartview-mesurer la transformation agile dans l'entreprise

De plus en plus d’entreprises souhaitent un accompagnement autour de l’agilité. Le projet de mesure de transformation agile intervient dans ce contexte. Et l’agilité, ce n’est pas juste les pratiques mais également l’état d’esprit qu’il y a derrière. Nous intervenons auprès de ces entreprises pour les aider et les sensibiliser. On leur explique en quoi ça consiste et quels vont être les impacts sur leur mode de fonctionnement. Cela avant même de commencer à dire « on va mettre en place du Scrum ou du Kanban ». On n’est pas dans la prescription. On est là uniquement pour faire en sorte qu’elles fassent les meilleurs choix possibles.

Ainsi, une démarche de transformation agile, c’est une démarche de conduite du changement comme une autre. Je suis persuadé qu’il faut savoir se positionner, savoir où on est et vers quoi on ambitionne d’aller. Savoir où on est, c’est comme lorsqu’on utilise un GPS. Il va nous dire « vous êtes à cet endroit » sur la carte. Et savoir concrètement où on se trouve par rapport à notre ambition, c’est également un des enjeux de ce projet de mesure de la transformation agile.

Nous ne sommes pas en train de parler de mesurer par rapport à un concurrent ou à une entreprise. Ni par rapport à un état de l’art qui paraît assez indéfinissable. On est vraiment en train de mesurer ce qu’on est capable de faire aujourd’hui. Qu’est-ce qu’on est capable d’accomplir par rapport à certains indicateurs ? Par rapport à là où on veut aller ? C’est ça, le projet de mesure de transformation agile.

Le futur de l’agilité ?

Le futur de l’agilité aujourd’hui ? J’aimerais croire à un futur où les personnes vont plus s’attarder sur les valeurs, sur l’état d’esprit qui est nécessaire pour aller vers ce type d’approche plutôt que sur quelque chose de très froid et presque politisé. Ce n’est pas « on est agile parce que le fait d’être agile, ça va nous permettre d’attirer des investisseurs, ou parce que ça va nous permettre d’attirer des candidats ». Ça ne doit pas non plus permettre à un patron de division de montrer qu’il a le dessus sur les autres.

On est agile parce qu’aujourd’hui on cherche à construire une société qui est plus tournée vers l’humain, qui est plus tournée vers les autres. Que ce soit les personnes qui consomment nos produits ou que ce soit les personnes qui construisent les produits elles-mêmes.

Un conseil pour les investisseurs ?

Si je devais donner un conseil à un investisseur qui cherche à investir dans des entreprises agiles ? C’est déjà de bien se documenter sur ce qu’est l’agilité. À quoi le voit-on ? L’agilité, c’est un état d’esprit, des valeurs, des principes avant tout. Donc l’objectif est d’investir dans les entreprises qui ont vraiment cela dans leur ADN. Ce n’est pas le fait d’avoir mis en place des sprints, d’avoir un Scrum Master, etc. C’est le fait de se dire « je fais confiance à cette entreprise qui démontre des valeurs qui sont alignées avec ce que je recherche pour la société de demain ». 

Des pièges à éviter ?

équipe agile smartview

S’il y a des pièges à éviter dans le cadre de ce projet, c’est de faire porter le discours uniquement autour de l’indicateur en lui-même. Il y a des choses qu’on pourra mesurer pour permettre à une équipe, à une organisation de savoir où elle en est et vers quoi elle veut aller. On peut parler par exemple du lead time. C’est le délai entre le moment où une demande est émise et le moment où elle est mise à disposition des utilisateurs. Ce sont des choses qu’on peut très facilement compiler via la base de données qu’on va ressortir d’un outil comme Jira par exemple.

Par contre, il y d’autres indicateurs qui me paraissent également très importants. Parmi ceux-là, il y a la satisfaction des utilisateurs et la satisfaction des équipes qui construisent le produit. Un autre point qui me paraît important, c’est qu’il ne faut pas que cela devienne un outil de reporting pour les managers ou pour les dirigeants. Il faut que cela soit vraiment une démarche que l’équipe s’approprie. L’équipe souhaite progresser, souhaite être dans une démarche d’amélioration continue. On n’est pas en train de se dire qu’il y a un manager qui va venir regarder des résultats et dire à l’équipe : « Ça, ce n’est pas bien, vous avez une mauvaise note », etc.

Le but n’est pas de mettre une note à des gens, à des équipes. Le but, c’est vraiment que l’équipe puisse se dire : « d’accord, là on a telle information, on sait qu’on a besoin à chaque fois de 6 mois pour mettre une fonctionnalité en production ». Cela me paraît-il bien ? Veut-on s’améliorer ? Est-ce qu’on peut s’améliorer ? Et c’est sur cette base-là que SmartView sera là pour vous accompagner. 

Interview de notre coach agile, Elie Théocari, réalisée en octobre 2020.

Mesurer la transformation agile dans l’entreprise

mesurer la transformation agile dans l'entreprise

SmartView lance un projet pour mesurer la transformation agile dans l’entreprise. L’objectif est de tirer le meilleur des hommes, des méthodes et des outils. Côté outils, l’équipe SmartView s’est concentrée sur leurs cœurs de métier : Agile, Atlassian, Microsoft et Business Intelligence.

Les trois associés de SmartView, Christophe Monnier, Stéphane Génin et Yassine Zakaria, nous parlent de leur vision concernant la transformation de l’entreprise.

Nous avons retranscrit ici plusieurs passages. Retrouvez le lien vers l’intégrale de l’interview (12 minutes) à la fin de l’article.

mesurer la transformation agile dans l'entreprise
Yassine Zakaria, Christophe Monnier et Stéphane Génin – associés SmartView

Mesurer l’agilité dans l’entreprise, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est avant tout s’intéresser au fonctionnement de l’entreprise, et surtout aux femmes et aux hommes qui la font vivre. C’est se poser la question de la capacité de l’entreprise à changer de cap, à réagir, à s’adapter à un nouveau marché ou à une nouvelle concurrence. Enfin, c’est être capable de s’adapter en temps réel à un nouveau contexte.

L’outil et l’agilité

Beaucoup d’entreprises pensent que c’est l’outil qui va leur permettre de devenir agile. Chez SmartView, nous pensons que le plus important dans une entreprise, ce sont les femmes et les hommes qui la composent. Ensuite viennent les méthodes et en dernier, les outils. L’outil permet ainsi de donner des informations qui seront une base d’échange et donc d’amélioration pour les équipes. Cela permet également de mesurer cette amélioration et donc de voir si les équipes sont dans la bonne direction.

Sur le terrain, beaucoup de gens se disent aujourd’hui agiles. Pourtant, quand on creuse, on se rend compte que ce n’est pas toujours le cas. Il faut faire attention aussi au terme « outil ». L’outil, et la mesure qu’il permet, n’est pas là pour sanctionner une équipe. L’outil ou les outils doivent être utilisés avant tout pour préconiser un certain nombre d’axes d’amélioration pour l’équipe et l’entreprise. Quel est donc le but de mesurer l’agilité ? Tout simplement de développer de très bons produits de qualité.

Mesurer la transformation agile – un projet qui nous tient à cœur

Ce projet de « mesurer l’agilité » est une réflexion menée depuis quelques temps par SmartView. L’objectif est de mettre en synergie les expertises, compétences, méthodes et outils avec lesquels nous travaillons. Le but n’est pas de sortir un outil qui donne uniquement des indicateurs. Un outil mal utilisé, cela pourrait se traduire par des résultats qui ne montrent pas la réalité de ce qu’il se passe dans l’entreprise.

L’idée que nous nous faisons d’un « outil », c’est qu’il puisse nous donner une sorte de graduation sur un certain nombre d’aspects de l’agilité, et surtout sur la production de la valeur de l’entreprise. Ainsi, à l’aide de diagnostics et d’entretiens, il nous sera possible de préconiser un certain nombre d’axes d’amélioration sur différents points : l’équipe, le management, les métiers, la priorisation des sujets, la rapidité des livraison, etc. Ces axes doivent permettre à l’équipe agile de les mettre en pratique sur le terrain pour pouvoir optimiser petit à petit leurs produits et leur activité.

Ce qu’en disent nos associés…

« Ce projet, qui s’articule sur le fond sur les valeurs fortes de SmartView (Fierté, Initiative, Honnêteté et Solidarité), c’est avant tout une aventure qu’on a envie de partager avec nos clients et nos équipes. » Stéphane Génin

« Ce travail autour de l’agilité nous permet de réunir toutes nos forces et toutes nos compétences et cela nous conforte dans la mission et les objectifs en commun que nous avons chez SmartView. » Christophe Monnier

« Sincèrement, c’est un projet qui remporte l’adhésion de nos équipes. Chacun montre de l’enthousiasme, que ce soit dans les équipes Atlassian, Microsoft, BI et, bien entendu, agile. Tout le monde est motivé par ce projet ! » Yassine Zakaria

Interview réalisée durant l’été 2020 dans les locaux de SmartView à Montpellier.